Collectes de carême

UNE TERRE, DE LA NOURRITURE, UN AVENIR

Philippines – Carême 2019 *** Depuis quelques jours, nous sommes entrés en Carême. Et si nous profitions de cette belle occasion pour préparer notre cœur en le tournant vers les autres ? Pendant ces 40 jours précédant Pâques, nous sommes invités à changer de vie, à nous « convertir », au sens littéral du terme, c’est-à-dire à « nous tourner vers » Dieu et les autres.

C’est pourquoi, chaque année, Entraide & Fraternité met à l’honneur un de ses partenaires du Sud. En 2019, il s’agit des Philippines avec le slogan Une terre, de la nourriture, un avenir.

En effet, sans accès à la terre pour les paysan(ne)s, l’humanité ne sera pas capable de répondre aux besoins alimentaires d’une population toujours plus dense. Il est donc urgent d’œuvrer à la sauvegarde des terres agricoles et au développement d’un nouveau modèle agricole, sans quoi nous ne serons pas en mesure de nous nourrir demain de façon durable. Et ce, non seulement dans les pays du Sud, mais aussi dans les pays du Nord. Et donc chez nous, en Belgique.

Du 18 mars au 4 avril en Brabant wallon, nous aurons la grande chance d’accueillir Madame Neri Pampilo (MinMin), coordinatrice de projet du Programme Tri-People (chrétiens, musulmans, indigènes) pour la construction de la paix et de la souveraineté alimentaire pour la péninsule de Zamboanga (sud des Philippines). MinMin est également la responsable d’une ferme/école d’agriculture paysanne et durable appelée Conzarrd.

Vous souhaitez entendre son témoignage ?

  • Jeudi 21 mars à 20h au Foyer Saint-Jean-Baptiste à Wavre (Place de la cure, 19)
  • Samedi 23 mars de 15h45 à 18h30 : rencontre Nord-Sud avec l’asbl belge Terre-en-vue à La Closière à Braine-l’Alleud (Rue Sainte-Anne, 3)
  • Lundi 25 mars à 20h à la Ferme bio du Petit Sart à Grez-Doiceau (Rue du Petit Sart, 75)
  • Mardi 26 mars à 20h à la salle paroissiale de Limelette (Parvis Saint-Géry 4/001)
  • Vendredi 29 mars à 20h à l’église Saint Guibert de Gembloux (Place André Hénin, 1) en compagnie de Fermin Flores (également partenaire d’Entraide & Fraternité pour le maintien de la pêche durable aux Philippines)
  • Samedi 30 mars à 20h à l’église Sainte Catherine de Bonlez (Rue de Bonlez)

N’hésitez pas à nous rejoindre également pour les visites de belles initiatives wallonnes en la compagnie de MinMin: magasin bio AlimenTerre à LLN, découverte d’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) à Corroy-Le-Grand, Ferme de Froidmont Insertion à Rixensart…

Plus d’infos 
Mme Yzé Nève – 0473 310 467
Coordinatrice E&F
yze.neve@entraide.be
www.entraide.be

Pour rappel, les collectes en paroisses au profit des associations soutenues par Entraide & Fraternité auront lieu les 30-31 mars et 13-14 avril 2019. MERCI !

entraide et fraternite

Pendant ce Carême approchons-nous de la bible

 

Pour tous ceux qui le désirent de toute l’unité pastorale chaque semaine de carême

Mettons-nous à l’écoute de

L’Évangile du dimanche

Salle paroissiale de Saint Pierre Genval-Maubroux

Le jeudi matin à 9h30

Aux dates suivantes : le 7/03, 14/03, 21/03, 28/03, 4/04, 11/04.

Ou le vendredi soir à 20h

Aux dates suivantes : le 8/03, 15/03, 22/03, 29/03, 5/04, 12/04.

La participation peut-être une seule fois à une seule date ou à toutes les dates.

Vous êtes tous les bienvenus !!!

L’EAP et Tchuma

Une chronique de Charles Delhez

L’Église : un système qui s’effondre

Charles Delhez Publié dans La Libre Belgique 26 Feb. 2019 

Une chronique de Charles Delhez s.j.

Les affaires de pédophilie, d’abus sexuels, de double vie, de destruction de dossiers compromettants en sont le révélateur. Se transformer radicalement ou mourir, tel est le choix.

L’Église ne va pas bien, l’Église catholique. Les affaires de pédophilie, d’abus sexuels, de double vie, de destruction de dossiers compromettants qui éclatent dans la presse en sont le révélateur. Une culture de l’abus et du silence s’est mise en place, un système s’est érigé à l’opposé du message originel. Jusqu’au sommet de l’Église, éclate en plein jour des incohérences qui semblent parfois totales. La crise est d’envergure. Il reste sans doute de fidèles serviteurs, mais les scandales sont décidément trop scandaleux.

En matière de pédophilie, la loi de l’omerta a régné et règne sans doute encore. On a trop souvent fait passer l’institution avant les victimes elles-mêmes. Mais ce n’est pas de ces drames que je veux parler ici, mais du système lui-même. L’Église, qui a l’habitude d’inviter le monde entier à la conversion, devrait comprendre que c’est d’une transformation radicale qu’elle a elle-même besoin. Le Pape a pris amplement la mesure de cette crise majeure et a rassemblé, à Rome, les hauts dignitaires de l’Église. Ce sommet laisse encore les victimes sur leur faim et l’on attend les mesures de définitives, ainsi que la vérification par les actes. Mais c’est quand même un pas important.

Cela dit, c’est tout le système qu’il faut revoir. L’Église, dans son organisation, est devenue un corps de spécialistes qui font carrière. Elle s’est structurée à la verticale, de manière pyramidale et hiérarchique, nous imposant des pères et des maîtres. Le pape François, dans des mots parfois très durs, stigmatise ce cléricalisme. C’est précisément ce que Jésus a combattu. Il voulait faire de nous tous des frères. « Scribes et pharisiens hypocrites », clama-t-il.

C’est à tout le système que j’en veux, un système qui atteint sa limite extrême et qui étouffe le meilleur de ces personnes qui se sont engagées à son service. Un système qui, dans le cadre de la pédophilie, est devenu criminel. Tout doit donc changer. Et c’est une question tellement plus vaste que l’ordination des hommes mariés : n’a-t-on pas donné trop de pouvoir aux prêtres ? Et ils se sont laissé faire ! Le pouvoir a en effet ses charmes.

Se transformer radicalement ou mourir. Tel est le choix. On a mis trop de poids sur les rites, les dogmes, la hiérarchie, oubliant que le christianisme est un style de vie, celui de Jésus, et un art de vivre en société dans la fraternité et l’entraide. Le Christ n’est pas venu fonder une institution de plus. Il a voulu toucher le cœur de l’homme.

La situation actuelle m’attriste profondément, car c’est mon Église et le Christ lui-même y est en souffrance. Ne généralisons cependant pas. Même si le système est obsolète, il y a toujours des anonymes qui vivent de l’Évangile et qui empêchent le monde lui-même de sombrer. Et il y a aussi des signes d’espoir : le courage du pape François et tout simplement le fait que ses affaires apparaissent enfin au grand jour. Heureusement, dirait le cardinal De Kesel, que tout cela est arrivé à la connaissance du public…

Je ne voudrais pas pour autant me désolidariser du corps quand il est blessé. Au contraire. L’Église n’a jamais eu autant besoin de nous. Rappelons qu’elle n’est pas une institution, mais une koinonia, c’est-à-dire un réseau de petites communautés qui, à la base, essayent de vivre de l’Évangile. Un minimum de structure est nécessaire pour maintenir la communion, sans doute, mais il faut qu’elle reste la plus légère possible et ne détourne pas le regard de l’essentiel.

J’y reste donc alors que certains font le choix de l’apostasie. On ne s’engage d’ailleurs jamais que pour des causes imparfaites, celles qui sont parfaites n’ont pas besoin de nous ! J’y reste parce que j’y ai reçu le meilleur, l’Évangile, et que je continue à y vivre le meilleur de moi-même. N’est-elle pas, pour moi, non pas d’abord une institution, mais des liens, une multitude de visages, de personnes qui comme moi veulent mettre leurs pas dans les pas de Jésus, chacun faisant de son mieux?

Trois ans déjà pour notre Up : venez célébrer cet anniversaire le dimanche 2 décembre à 10h à Rosières

3ans anniversaire UP

Une belle célébration rassemblera nos quatre paroisses

le dimanche 2 décembre à 10h à l’église de Rosières.

Après la célébration, nous partagerons le verre de l’amitié.

Un covoiturage sera organisé dans chaque paroisse.

(Attention, il n’y aura pas de messe dans les 3 autres paroisses de Genval St-Pierre, St- Sixte, et Bourgeois ce dimanche-là.  Les messes habituelles du samedi soir sont célébrées comme d’habitude le samedi 1er décembre.)

Récollection pour les visiteurs de malades le 31 mai dernier à la Basilique de Basse-Wavre

La grâce de la visite

Dominique Collin O.P.

Le jeudi 31 mai est la  fête de la Visitation. C’est un peu « notre journée » de visiteurs de malades ! La lecture du texte de St. Luc sur la Visitation inspire notre réflexion, et nous découvrons ce qui pour chacun de nous est révélateur de cette rencontre et peut nous aider lors de nos visites.

Marie se rendit avec empressement chez sa cousine et salua Elisabeth.

La rencontre :

Comment vivons-nous la rencontre avec les personnes que l’on visite ?

Un état d’esprit : faisons-nous le vide de nos préoccupations du quotidien pour se recentrer sur soi-même, et ouvrir son cœur à l’ Esprit et à la joie, pour rendre ainsi possible comme Marie cet « empressement » de la rencontre.

Une vraie rencontre peut exister si on réussit en toute humilité à créer avec l’aide de l’Esprit Saint, une relation d’égal à égal avec la personne pour lui permettre de « REVENIR À SOI» et de « se » et « nous » rebrancher sur plus grand que nous : « le VIVIFIANT »

Non, il ne s’agit pas de « faire  de l’altruisme » ou de se sacrifier pour gratifier son «  moi » dans un bonheur narcissique.

Cet amour partagé dans un cœur à cœur est un don de Dieu, et c’est dans cette circulation du don de l’amour que doit vivre l’Eglise.

Thérèse Blondiau

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