CONFINES ET EN ROUTE VERS PÂQUES 2020

CHERS PAROISSIENNES ET PAROISSIENS,

PAIX ET JOIE DES RESSUSCITES DANS NOS CŒURS

« Il descendit à Nazareth et leur était soumis » (Luc 2,51). C’était après son déploiement de force dans le Temple, tenant tête à la sagesse religieuse des pharisiens, pour affirmer la sagesse d’Amour de Dieu. La confrontation s’annonçait déjà, qui devait 21 ans plus tard le conduire sur la croix.

Textuellement, il est bien dit : « Il redescendit à Nazareth ». C’est une redescente, de la chaire de Moïse jusqu’à la fabrication de bancs de bois dans l’atelier de Joseph ; redescente depuis la Maison de son Père –le temple de Jérusalem- jusqu’à l’humble maison de Nazareth-village, chez son père éducateur. C’est un confinement.

Dieu ne cesse de se confiner: dans son incarnation, en quittant son trône royal ; confiné dans une famille humaine, lui le créateur de la famille (« homme et femme il les créa ») ; confiné dans sa vie cachée, alors que sa Gloire est visible partout, depuis les aurores majestueuses jusque sous le microscope des chercheurs de vérité ; confiné dans son ministère public, limité à un coin perdu de la planète appelé Palestine, avec 12 disciples un peu lents à croire ; confiné sur la croix, torturé, rejeté, défiguré, sans un mot de reproche alors que son seul regard fait tomber les Puissances du Ciel ; confiné dans sa résurrection à quelques seuls proches, pour qu’ils endossent eux-mêmes la Gloire de l’annoncer.

Tout cela pour habiter avec nous, par son confinement. Jusqu’à nous donner sa propre mère sur la croix : c’est pour bientôt, et c’est déjà fait. Pour soulever jusqu’à lui notre lourdeur, en la prenant sur ses épaules humaines et son esprit divin. Souffrance, amour…

Dieu se confine pour faire éclater sa gloire : gloire des anges à sa naissance, gloire de son amour quotidien pour ses contemporains durant sa préparation, gloire de ses miracles, gloire du Souffle de son Esprit répandu sur toute la terre, gloire de sa domination sur le mal, définitivement. Dieu s’est confiné et son confinement était son plan pour que « le Mystère caché depuis les origines » (confinement de la vérité ! Col 1,26) arrive à sa plénitude. Sentinelles qui savent que le Mystère du silence, du confinement et de l’échec humain (la croix) conduit vers Pâques. Comme toutes les sentinelles, savent voir dans la nuit. Parfois Dieu se confine en toi, tu ne le vois pas, tu ne le sens pas… mais il est là et tu le sais… Sa venue est sûre comme l’aurore.

Confinée Sentinelle ? Comme tout le monde. Confinées les familles ? Confinées les maisons de repos ? C’est pour une plus grande fécondité, pour que le mystère de fécondité caché soit visible par tous et serve chacun. Une part de l’espérance de Dieu est de faire de toute la terre une sainte famille, où Jésus est le centre, où les relations sont renouvelées, en famille ou lorsqu’on est seul : à distance, mais jamais seuls. Reliées par le lien mystique de la Sagesse, de l’amour…

Ce confinement nous redonne donc le sens de l’universel, au contraire du repli. Le sens de la responsabilité des autres : combien de beaux témoignages d’amour nous voyons, lettre pour la maison de repos, mail pour la catéchèse des enfants, contacts téléphoniques, soutiens de la chorale par mails et chants et … que de nouveautés pour le monde !

Au cœur du confinement, au cœur de la Sainte Famille, au cœur de notre paroisse, se trouve donc Lui, le Christ. Être confinées avec Lui dans la Sainte Famille est un honneur, une grâce, un petit bonheur qui deviendra grand (« Et Jésus grandissait en taille et en sagesse devant Dieu et devant les hommes »).

Petite communauté confinée deviendra grande pour le monde ; et même si vous l’oubliez un jour, Dieu ne vous oublie pas. Et il n’oublie pas de vous rappeler que le centre de l’histoire n’est pas un virus, mais que c’est lui, le Christ. Caché comme le virus, mais manifesté comme Alpha et Oméga de la création.

A vous toutes et tous, la paroisse vous souhaite, un saint confinement, une joyeuse Pâques qui s’approche. Soyez bénis et soyez protégés, guéris, sauvés, missionnaires, rayonnants de santé et de sainteté !

Inspirée d’une lettre reçue par les sœurs de la sainte famille du frère Daniel-Marie (Lettre vers Pâques 2020).

Texte revu et adapté par Françoise Hulet, Tchuma, Alexis, Alain.

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