« Piste de méditation » pour le 19/20 juin 2021

20 JUIN 2021 12ème dimanche du Temps Ordinaire — Année B

« Luke 8:22-25, Mark 4:35-41. »
« Jesus and his disciples were crossing the Sea of Galilee in a boat during a storm. Jesus calmed the storm. This story is in Mark and Luke in the New Testament of the Bible.The Bible Art Library is a collection of commissioned biblical paintings. During the late 1970s and early 1980s, under a work-for-hire contract, artist Jim Padgett created illustrations for 208 Bible stories encompassing the entire Bible from Genesis through Revelation. There are over 2200 high-quality, colorful, and authentic illustrations. The illustrations are high quality, biblically and culturally accurate, supporting the reality of the stories and bringing them to life. They can be used to enhance communication of Bible stories in printed, video, digital, and/or audio forms. »

Journal de la Paroisse Saint-Pierre Pâques 2021

Journal

Journal de la Paroisse Saint-Pierre
N° 442, Pâques 2021
saint-pierre genval
Abbé Tchuma Kagoma
Rue de la station, 30
1332 GENVAL
kimbelekete@gmail.com
02 653 84 32 – 0465 53 30 11Abbé Alexis Ndindabahizi
0466 187 203Secrétariat : 0474 20 80 76
Les samedi, il y a deux messes avec présence d’un maximum de 15 personnes à 16h45 et à 18h.
La messe de 18h est retransmise sur facebook (lien)
Les dimanche, il y a deux messes avec présence d’un maximum de 15 personnes à 9h45 et à 11h.
La messe de 11h est retransmise sur facebook (lien)
En semaine : messe matinale à 9h les mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi
Sommaire
Editorial : Pâques, en temps de confinementNotre site internet et notre mailingPôle Solidarité : Saint Vincent de PaulPôle Solidarité : Résidence du LacLe printemps 2021 est arrivéChildren of the world international« Cloche » de Pâques 2021En résumé – pour donner l’envie d’aller plus loinLa joie de l’amourMot pour rireLe Christ est ressuscité des morts
 

EDITORIAL :
Pâques, en temps de confinement

La fête de Pâques surgit dans la splendeur du printemps, lorsque renaît la nature après le long hiver. Elle porte l’espoir du renouveau que l’on voit alentour. Plus profondément encore, Pâques est un passage. Passage de l’esclavage à la liberté pour les Hébreux. Passage des ténèbres à la lumière. Passage de la mort à la vie pour les chrétiens, passage de la pandémie au retour de la vie normale.
La fête de Pâques de cette année, nous allons la vivre pendant que des nations entières, des familles entières sont en proie à la misère et à la pauvreté causées par la pandémie d’une part, et la violence d’autre part. Du coeur des exilés rejetés, plongés dans les ténèbres de l’esclavage, monte une plainte lancinante. Des yeux des enfants exploités, de leur humanité blessée, s’élève une supplication. Des peuples en guerre, prisonniers des combats, oubliés de tous, c’est la paix que l’on implore. Victoire de la vie, Pâques appelle aussi notre réponse, notre responsabilité : celle de prendre soin des plus faibles, d’avancer sans relâche vers la paix, de rebâtir.
Déjà, des villes détruites d’Irak, de Syrie, de l’Est de la République Démocratique du Congo… où l’on pleure encore ceux qui
ne sont plus ; de là même, se lèvent des hommes et des femmes de toutes confessions. Ils ouvrent leur vie à l’amour plus fort que la mort. Ils relèvent leurs demeures et leurs lieux de prière, des ruines de laguerre et de la haine : ʺNous vivons avec la souffrance et la mort […]. Mais au fond de nos coeurs, nous avons le désir de nous aider les uns les autres pour passer de la mort à la Résurrectionʺ, disait un prêtre syrien au plus sombre de l’orage de fer et de feu. (Rapportait HOMS,
dans l’Espérance Obstinée).

Ainsi, au coeur de l’humanité meurtrie, blessée, défigurée, et malade de la pandémie qui décime les populations, s’ouvre un chemin
de consolation et de tendresse. En relevant l’homme, ne lui révèle-t-il pas qu’il porte une lumière impérissable dans le vase d’argile de son humanité ? Pâques invite à découvrir que la vie est l’horizon de la vie.
Et, si la vie l’emporte sur la mort, tout n’est-il pas transformé ? C’est pour beaucoup une joie qui appelle à accueillir l’Amour créateur et recréateur. Ce peut être pour tous, un message d’espérance.

JOYEUSES FETES DE PÂQUES !

Abbé Tchuma KAGOMA AMUNDALA, Curé.


Notre site internet et Mailing

Vous souhaitez être tenu au courant personnellement en début de semaine de ce qui sera prévu dans la paroisse le dimanche ? Il vous suffit de nous transmettre votre adresse mail et nous vous inclurons dans notre liste d’envoi !

Voici un exemple de mail que vous recevrez avec en plus tous les liens utiles vers les documents en question. N’hésitez pas !

Chers amis paroissiens de Genval Saint Pierre,
Vous trouverez ci-jointe la Chronique du dimanche 4 avril ( Dimanche de Pâques ).
– Chant d’ouverture : Il est vraiment ressuscité ( lien )
– Séquence de Pâques : Victimae paschali laudes ( lien )
– le récit de l’évangile (Jn 1, 20-9)
– chant d’évangile et Profession de foi : Sans avoir vu, nous le croyons ( lien )
– les intentions pour la prière universelle
– le chant d’envoi : Canticorum de J. F. Haendel ( lien )
– le texte de la semaine : Il se fait tard – un poème d’Alain Rivière
– Les infos :
L’article de l’abbé Tchuma paru dans RixInfo : ‘ En montée communautaire vers Pâques 
Une invitation à fêter Pâques en participant aux célébrations en présentiel, ou grâce aux diffusions Facebook ( lien ).
Ce samedi 3 avril, samedi saint,
Il y aura trois messes avec présence d’un maximum de 15 personnes à 16h45, 18h et 20h.
La messe de 20h est retransmise sur facebook ( lien )
Ce dimanche 4 avril, jour de Pâques,
Il y aura deux messes avec présence d’un maximum de 15 personnes à 9h45 et 11h.
La messe de 11h est retransmise sur facebook ( lien )
En semaine : messe matinale à 9h les mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi
Visitez le Site de notre paroisse www.genvalsaintpierre.org
L’église St-Pierre est ouverte tous les jours de 7h à 19h.
Amicalement.
Denise


« Pôle solidarité » – Saint Vincent de Paul

Dans l’esprit de la lettre de nos évêques, qui proposait aux paroisses des célébrations pour des petits groupes pendant le carême, des bénévoles de l’oeuvre de Saint Vincent de Paul Rixensart ont pu assister à trois célébrations, à Froidmont, à Bourgeois et à Saint Pierre.

L’homélie ci-dessous que notre curé Tchuma a prononcée à cette occasion fût très belle, nous rassemblant dans la mission de cette ASBL recentrée sur la spiritualité avec Saint Vincent de Paul.
Nous vous la proposons pour lecture :

« Notre mission Vincentienne est de nous faire proche de ceux qui souffrent et qui sont dans le besoin. Je me rappelle ce texte de l’évangile ʺComment donc vais-je dépeindre les hommes de la présente génération ? Ils font penser à des gamins assis sur la place ; un groupe interpelle les autres : ʺNous avons joué de la flûte pour vous et vous n’avez pas dansé. Et quand nous avons pleuré, vous n’avez pas pleuré avec nous !’ʺ (Lc 7,31-32)ʺ. C’est une invitation à partager les joies et les peines de nos contemporains.
Saint Vincent avait dit une phrase remarquable que nous devons avoir au c oeur : ʺ « J’ai peine de votre peine » ʺ. C’est-à-dire que nous sommes appelés à compatir avec ceux qui souffrent. N’est-ce pas ce que nous faisons ici à Rixensart et auprès des personnes que vous visitez ?
Quand je suis avec vous, mon c oeur se réjouit de votre ardeur au service des plus pauvres, de votre mobilisation au service de celui qui est en difficulté.
Dans un des discours du Pape Jean-Paul II, il disait aux évêques, et à nous aussi ceci : ʺ Je voudrais encore vous adresser mes encouragements pour la diaconie, par laquelle vous voulez inciter vos communautés diocésaines et locales, ainsi que chaque fidèle, à remettre au c oeur du dynamisme ecclésial le service du frère, particulièrement du plus fragile.
Que le service du frère, enraciné dans l’amour de Dieu, suscite en chacun le souci de contribuer, chacun à sa mesure, à faire de l’humanité, dans le Christ, une unique famille, fraternelle et solidaire ! ʺ
Je souhaite fortement que ces paroles du Saint Père soient pour nous un encouragement à continuer notre service auprès des plus fragiles. Nous avons, la tâche de sensibiliser autour de nous du service des frères, c’est-à-dire, de rappeler à tous et à chacun que le service des plus pauvres n’est pas une affaire de spécialistes, des prêtres, des diacres ou des institutions officielles, mais que le service des plus pauvres est l’affaire de tous.
C’est même LE signe de notre foi. Saint Jacques dit à ce propos : ʺ Il sera facile de dire à quelqu’un : “Tu as la foi et moi les oeuvres. Montre-moi donc cette foi sans les oeuvres, et je te ferai voir ma foi à partir des oeuvres.” (Jc 2,17) ʺ . C’est une autre façon de présenter l’Evangile que Jésus nous enseigne, et que nous les vincentiens, nous sommes ses missionnaires ʺ Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits c’est à moi que vous l’avez fait !
Si d’aventure, vous avez des doutes sur votre engagement, si vous vous reconnaissez impuissants ou maladroits, si vous avez parfois du découragement, relisez la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens : ʺ Vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages. […] ʺ . Plus loin, l’apôtre Paul ajoute, pour nous préserver de tout orgueil : ʺ Ce qui n’est rien, voilà ce que Dieu a choisi […] afin que personne ne puisse s’enorgueillir devant Dieu ʺ (1 Co 1, 26-31).
Alors, continuez dans votre service ! Sensibilisez nos frères et s oeurs dans nos paroisses et nos quartiers ! Faites-vous connaître et invitez d’autres personnes à vous rejoindre ! Construisez un monde fraternel, comme Jésus nous le demande, comme Saint Vincent de Paul y a travaillé, et comme bien d’autres à leur suite continuent à le faire avec vous… »

Depuis le début de la pandémie qui malheureusement nous colle à la « peau », Saint Vincent de Paul doit subvenir aux besoins de nombreuses nouvelles familles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts et se trouvent dans des situations très précaires.
Vos dons alimentaires non périssables sont plus que jamais les bienvenus !
Un panier se trouve en permanence dans le fond de l’église.

Merci pour eux !


« Pôle solidarité » – La Résidence du Lac

L’autorisation a été donnée de reprendre les célébrations de la messe à la Résidence un vendredi sur deux. Seuls, le prêtre et deux personnes du groupe sont invités et autorisés à pénétrer dans la salle pour animer la célébration.

Interdiction d’entrer dans les chambres et de circuler dans les corridors. La communion n’a donc pas pu être donnée aux résidents en chambre. Heureusement, le personnel nous a aidé et une bonne vingtaine de personnes ont pu participer à la messe, dans la joie de nos retrouvailles.

La fête  de Pâques a été célébrée dans les mêmes conditions le samedi 3 avril à 15h00.

L’équipe des visiteurs et aumôniers de la Pastorale de la Santé en Brabant wallon a été conviée par le Vicariat à participer à un temps de récollection via ZOOM, le jeudi 25 mars de 9h30 à 11h30 avec Mgr. J.Luc Hudsyn.
Thème de la recollection : L’encyclique Fratelli tutti et réflexion sur l’attitude du bon Samaritain.

Tous solidaires, les paroissiens de St. Pierre avec les chrétiens du monde entier, nous pouvons cette année, célébrer et chanter :

IL EST VRAIMENT RESSUSCITÉ, ALLELUIA !

Thérèse Blondiau


Le printemps 2021 est arrivé

« Tandis qu’à leurs oeuvres perverses les hommes courent haletants, Mars qui rit malgré les averses, prépare en secret le printemps « .
Et ce chant “Le Printemps est arrivé, la belle saison” de Michel Fugain, nous l’avons chanté voilà bien longtemps.
Mais il est fidèle, il revient chaque année !
Printemps = Renouveau !
Regardons devant nous pour créer du neuf !

Voici le texte :

Le printemps est arrivé, sors de ta maison,
Le printemps est arrivé, la belle saison,
L’amour et la joie sont revenus chez toi.

Vive la vie et vive le vent,
Vivent les filles en tablier blanc,
Vive la vie et vive le vent,
Et vive le printemps.

Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps,
Taille ton arbre et sème ton champ,
Gagne ton pain blanc,
L’hirondelle et la volette,
C’est la forêt qui me l’a dit,
L’hirondelle et la volette sont échappés d’leur nid.

Y a le printemps qui te réveille,
T’as le bonjour du printemps,
Y a le printemps qui te réveille,
T’as le bonjour du printemps,
Y a le printemps qui t’ensoleille,
Oh le coquin de printemps.

Y a le printemps qui t’ensoleille,
Oh le coquin de printemps,
Le printemps nous a donné le joli lilas,
Le printemps nous a donné le rire aux éclats,
Et plein de bonheur pour nous chauffer le c oeur.

Vive la vie et vive le vent,
Vivent les filles en tablier blanc,
Vive la vie et vive le vent,
Et vive le printemps.

Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps,
Donne ta sève et donne ton sang,
Pour faire un enfant,
L’hirondelle et la volette,
C’est la forêt qui me l’a dit,
L’hirondelle et la volette ont déjà des petits.
Y a le printemps qui te réveille,
T’as le bonjour du printemps,
Y a le printemps qui te réveille,
T’as le bonjour du printemps.

Y a le printemps qui t’ensoleille,
Oh le coquin de printemps,
Y a le printemps qui t’ensoleille,
Oh le coquin de printemps.

Y a le printemps qui te réveille,
T’as le bonjour du printemps.

Beau printemps à tous !

Renée-Claire & Paul


CHILDREN OF THE WORLD INTERNATIONAL

Vous savez que depuis le 20 mars 2020, nous avions dû arrêter d’accueillir les enfants à Crianças do Mundo. Cela a fait 10 mois le 20 janvier. Dix mois sans enfants, c’est long ! Mais la bonne nouvelle est que nous avons décidé de réouvrir nos portes aux enfants le jeudi 21 janvier ! Vous dire que c’est parce que la situation avec le Covid-19 est meilleure serait vous mentir. Mais les écoles municipales de la ville ont repris le lundi 18 janvier, avec tous les enfants mais en alternance, un jour sur deux.

Alors nous nous sommes dit : pourquoi pas nous aussi ? Les enfants en avaient plus qu’assez de rester chez eux, ou dans la rue… Ils n’arrêtaient pas de demander par message quand ils allaient pouvoir revenir à Crianças do Mundo. Ici aussi, cela devenait de plus en plus difficile ; toute notre équipe est restée présente pendant ces 10 mois, mais sans enfants. Chacun s’est occupé de son mieux, mais ce n’était pas une situation tenable pendant encore de longs mois. Alors voilà, nous avons décidé de prendre le risque et de recommencer notre travail avec les enfants qui en ont plus que besoin.

Nous avons eu de longs mois pour tout préparer au mieux : masques pour tous les enfants, petits lavabos installés dans tous les endroits stratégiques, gel alcoolique partout où c’est nécessaire, inclus la « pédale-gel » à l’entrée des 2 bus … bref, tout est prêt pour recevoir nos enfants. Les écoles de l’état, contrairement aux municipales, reprennent en mars, mais les enfants ne viennent qu’à leur horaire normal, soit le matin, soit l’après-midi, afin de ne pas agglomérer trop d’enfants en une fois. Et ils sont bien répartis par petits groupes dans les salles d’étude et pour les activités sportives. Cela devrait donc bien se passer. Toute l’équipe est très vigilante pour éviter les contacts physiques. Ceci est un peu triste, mais la situation l’exige et il faut bien faire avec.

Le premier jour d’accueil, les enfants du matin sont arrivés à 7h00. Nous étions tous là pour les accueillir et tout le monde était évidemment très content de se retrouver. Mais bien sûr, ce ne fut pas si chaleureux que si nous avions pu les embrasser et les serrer dans nos bras après une si longue séparation. C’est un peu moche, mais l’essentiel est de se retrouver et de voir la joie des enfants. Ensuite nous avons reçu les enfants de l’après-midi. Petit à petit, le rythme normal a repris, avec étude, activités sportives et de loisirs.

Il aura fallu quelques jours à tous pour bien se remettre dans le bain. Il ne nous reste qu’à croiser les doigts pour ne pas avoir de problèmes et ne pas devoir refermer nos portes une nouvelle fois.

Evelyne et Michel van der Meersch


www.criancasdomundo.org


« Cloche » de Pâques 2021

Pâques 2021 s’annonce sous cloche et ceci n’est pas un jeu de mots.
Non, le ʺsous clocheʺ est le confinement.
Si notre foi devait se réduire à du cultuel, alors c’est vrai que nous serions mal barrés.
Heureusement il n’en est rien, et notre privation du liturgique pourrait être l’occasion de quitter cette léthargie pour avancer sur un vrai chemin pascal.
Jésus ne fait pas du prêchi-prêcha mais il vit, parle et agit en homme libre, dénigrant toute forme de barrière entre les hommes et annonçant un Royaume qui voit le jour de manière progressive tel un grain de sénevé.
Dans cette grande liberté affichée, il ne se prend ni pour Don Quichotte ni pour Sancho Panza.
Il ne dira jamais qu’il est d’origine divine, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, né d’une Vierge car engendré et non créé. En fustigeant toute frontière, il fait aussi éclater la frontière entre l’humain et le divin.
Dans cette recherche incessante d’une humanité sans frontière, dans le ʺrecueillementʺ de sa propre humanité, il découvre qu’il est habité par une énergie qui l’inspire, par un souffle qui l’anime.
Cette découverte, il ne l’exprime pas comme nouvelle doctrine !
Elle est de l’ordre de la relation, de la sensibilité, du pressentiment… et donc de quelque chose d’indicible.
Cet indicible le fait vivre, le souffle devient Souffle, il l’appelle ʺPèreʺ.
Non pas le ʺpaterfamiliasʺ qui jouit d’une autorité absolue sur ses enfants, non pas le père tout-puissant qui a droit de vie et de mort sur les siens, mais Abba , celui que l’on appelle ʺpapaʺ, celui qui accueille quoi qu’il arrive, celui en qui on a tellement confiance qu’on ose s’en remettre totalement à lui.
Cette découverte d’une filiation sera toute progressive, entravée aussi par le doute : Pourquoi m’as-tu abandonné  ? 
Mais le doute n’entache pas la confiance, peut-être même la promeut-il : En tes mains je remets mon esprit.
Et puis il y eut le silence, le grand silence, mais il est des silences assourdissants !

Philippe LIESSE, Diacre Permanent.


En résumé mais pour vous donner l’envie d’aller plus loin ….

Fruit des échanges du pape François avec le journaliste britannique Austen Ivereigh pendant les semaines du confinement, « Un temps pour changer, Viens, parlons, osons rêver…  ” est paru le 2 décembre 2020 aux éditions Flammarion. Ce nouveau livre du pape veut discerner le sens que peut avoir pour nos sociétés la crise du Covid-19.

Le livre se déroule en trois temps. D’abord la crise, comment il l’a vécue personnellement, ce qu’elle a changé en lui.

Ensuite le système économique et l’ordre du monde: par quels mécanismes (peurs, goût du profit, etc.), ils en sont venus à mettre à mal l’homme et la planète, et le rôle que les chrétiens doivent prendre pour faire triompher d’autres valeurs – l’espérance au-delà des difficultés, le service des autres, un plus juste partage des ressources. Finalement les changements de comportement que le pape François appelle de ses v oeux, notamment la préférence pour les plus pauvres et une meilleure place des femmes dans la société.

«Dans ma vie, j’ai connu trois «situations Covid»

«Dans ma vie, j’ai connu trois «situations Covid»: la maladie, l’Allemagne et Cordoba», a confié le pape François dans ce nouveau livre. Ecrit avec le journaliste et biographe Austen Ivereigh, l’ouvrage propose une lecture de la crise sanitaire à l’aune de l’expérience personnelle du pontife argentin. Il y raconte avoir éprouvé dans sa vie trois épreuves douloureuses qui l’ont profondément marqué et aidé à se convertir. Le journal italien  La Repubblica  en donne de larges extraits dans son édition du 23 novembre.

La première «situation Covid» vécue par le pape François est celle de la maladie. «Lorsque j’ai contracté une maladie grave à l’âge de 21 ans, j’ai fait ma première expérience de la limite, de la douleur et de la solitude», souligne-t-il. «Pendant des mois, je n’ai pas su […] si j’allais mourir ou vivre. Même les médecins ne savaient pas si je m’en sortirais. Je me souviens qu’un jour j’ai demandé à ma mère, en l’embrassant, de me dire si j’allais mourir», poursuit celui qui était alors en deuxième année au séminaire diocésain de Buenos Aires.

Le 13 août 1957, voyant sa santé se détériorer, un responsable du séminaire l’emmène à l’hôpital. «Ils ont d’abord extrait un litre et demi d’eau de mon poumon, puis ils m’ont laissé lutter entre la vie et la mort. En novembre, j’ai subi une intervention chirurgicale pour retirer le lobe supérieur droit de mon poumon», se rappelle l’évêque de Rome. C’est de par cette expérience traumatisante qu’il peut aujourd’hui compatir avec les patients atteints de coronavirus lorsqu’ils se battent alors avec un respirateur pour vivre.

Hommage au personnel soignant

Dans un hommage au personnel soignant qui l’a soutenu dans cette épreuve, le pape François se souvient plus particulièrement de deux infirmières. «L’une d’elles était l’infirmière en chef, une religieuse dominicaine qui avait été enseignante à Athènes avant d’être envoyée à Buenos Aires. J’ai appris plus tard comment, après le départ du médecin, une fois le premier examen terminé, elle avait dit aux infirmières de doubler la dose du traitement qu’il avait prescrit – à base de pénicilline et de streptomycine – parce que son expérience lui avait appris que j’étais mourant», confie-t-il.

«Grâce à son contact habituel avec les malades, elle savait mieux que le médecin ce dont les patients avaient besoin, et elle a eu le courage d’utiliser cette expérience».

L’autre infirmière, Micaela, avait fait de même quand le jeune séminariste était «déchiré par la douleur». «Elle m’a secrètement donné des doses supplémentaires de tranquillisants en dehors du temps prescrit», se remémore-t-il. «Cornelia et Micaela sont maintenant au paradis, mais je leur serai toujours redevable !»

La consolation par le silence

De cette expérience, le pape François a tiré une leçon: «Combien il est important d’éviter les consolations bon marché. Les gens sont venus me voir et m’ont dit que j’irais bien, que je ne ressentirais plus jamais toute cette douleur: des absurdités, des mots vides de sens prononcés avec de bonnes intentions, mais qui n’ont jamais atteint mon c oeur…»

Au contraire, le pape se rappelle d’un silence qui l’a particulièrement touché. Alors qu’il était au plus mal, une religieuse qu’il connaissait est venue le voir, l’a pris par la main, lui a donné un baiser et s’est tue pendant un bon moment. «Puis elle m’a dit: ‘Tu imites Jésus’. Elle n’a pas eu besoin d’ajouter quoi que ce soit. Sa présence, son silence, m’ont apporté une profonde consolation», témoigne le pontife argentin. C’est ainsi que le pape a pris la décision de parler le moins possible lorsqu’il rend visite à des malades, mais d’être présent, en prenant la main de la personne, «simplement».

L’Allemagne ou le «Covid de l’exil»

«Je pourrais dire que la période allemande, en 1986, a été le ‘Covid de l’exil’», poursuit François. «C’était un exil volontaire, car j’y suis allé pour étudier la langue et chercher de la matière pour conclure ma thèse [sur le théologien allemand Romano Guardini, né le 17 février 1885 à Vérone et mort le 1ᵉʳ octobre 1968 à Munich, ndlr], explique-t-il, confessant toutefois s’être senti là-bas comme «un poisson hors de l’eau». Parmi les anecdotes rapportées, celle de ses promenades près du cimetière de Francfort, un endroit où il pouvait voir les avions décoller et atterrir: «j’avais la nostalgie de ma patrie».

Autre souvenir du pontife: le jour où l’Argentine gagna la Coupe du monde face à l’Allemagne, le 29 juin 1986. Une victoire qui a pourtant laissé un goût amer au jeune Jorge Mario Bergloglio. Cet amateur de football n’avait même pas souhaité regarder le match. «Je n’ai su que nous avions gagné que le lendemain, en lisant le journal», rapporte-t-il. En réalité, le futur pape a éprouvé ce jour-là «la solitude d’une victoire seule, parce qu’il n’y avait personne pour la partager», cette solitude «qui fait de vous un étranger».

L’exil à Cordoba, une quarantaine pour un examen de conscience

Ce déracinement, l’Argentin l’a également éprouvé lors de son séjour de près de deux ans à Cordoba, au centre-nord de l’Argentine, à 700 kilomètres de Buenos Aires. «Un an, dix mois et treize jours se sont écoulés dans cette résidence jésuite», a même compté celui qui considère avoir vécu là-bas sa troisième expérience «Covid». «Ils m’ont rendu service et ils avaient raison», concède aujourd’hui le pape François, en parlant des responsables jésuites qui l’avaient envoyé faire une sorte de «quarantaine» après avoir été durant six ans le provincial des jésuites argentins. «L’origine de cette période est ma façon de diriger, d’abord en tant que provincial puis en tant que recteur. J’avais certainement fait de bonnes choses, mais parfois j’avais été très dur».

Un temps au «désert»

Ce temps au désert l’a «conduit à des idées mûres: j’ai beaucoup écrit et prié», rapporte le pontife qui confie également avoir lu les trente-sept volumes de l’ Histoire des papes  de Ludwig Pastor. Clin d’ oeil de la Providence ? «Avec ce vaccin, le Seigneur m’a préparé», assure-t-il, ajoutant non sans ironie qu’«une fois que vous connaissez cette histoire, il n’y a pas grand-chose qui puisse vous surprendre sur ce qui se passe aujourd’hui dans la Curie romaine et dans l’Eglise. Cela m’a beaucoup aidé !».

Par ce «Covid» de Cordoba», le pape François dit avoir appris la patience, «c’est-à-dire le don de comprendre que les choses importantes prennent du temps, que le changement est organique, qu’il y a des limites et que nous devons travailler à l’intérieur de celles-ci et en même temps garder les yeux sur l’horizon, comme l’a fait Jésus».

De cette épreuve et de cette «purification», il a tiré un enseignement pour son gouvernement d’aujourd’hui: «ne pas tomber dans les mêmes défauts que lorsque j’étais supérieur religieux».

Cath.ch


La joie de l’amour

Amoris Laetitia est une exhortation apostolique sur l’amour dans la famille. Publiée en 2016 elle est le résultat final de deux Synodes d’évêques.
Après des références aux Ecritures saintes, aux enseignements de l’Eglise sur l’amour, le mariage, la famille et l’éducation des enfants, le Pape François plaide pour une Eglise non pas dogmatique, mais accueillante. Le pape recommande une lecture patiente de ce texte en s’attardant éventuellement sur les chapitres ayant plus d’intérêt personnel.

Attardons nous sur le chapitre VIII : « Accompagner, discerner et intégrer la fragilité ».

Pour le Pape François, les principes généraux relatifs au mariage ont besoin d’être adaptés aux cultures locales. Durant l’Année Jubilaire de la miséricorde (2016) il invite les pasteurs à comprendre et à être ouvert aux fidèles les plus fragiles ; ceux qui souffrent dans une situation particulière relative au mariage. Bien que « toute rupture du lien matrimonial va à l’encontre de la volonté de Dieu, l’Eglise est consciente de la fragilité de nombreux de ses fils ».

Les chrétiens vivant des situations particulières (concubinage, divorcés, divorcés remariés…) ne peuvent se sentir excommuniés en vertu de l’application aveugle d’une norme. Vu la loi de gradualité (un bien moral peut s’atteindre par étapes croissantes) les pasteurs sont invités à faire preuve de discernement. Il n’existe pas de recette simple.
Le Pape invite les fidèles qui vivent dans ces situations de s’approcher de leurs pasteurs pour s’entretenir avec eux ; les pasteurs sont invités à les accueillir, les écouter et les accompagner avec patience et délicatesse. Ces fidèles ne peuvent être condamnés pour toujours (cfr la femme adultère, le bon larron, la brebis perdue…). La miséricorde de Dieu n’est refusée à personne.
Dans le discernement il y a lieu de se souvenir de l’enseignement de saint Thomas d’Aquin, « s’il n’y a qu’une des deux connaissances (la norme générale d’une part, et la connaissance d’une situation particulière du discernement pratique d’autre part)  il est préférable que ce soit la connaissance de la réalité particulière qui s’approche plus de l’agir » (1). Cependant celle-ci ne peut être relevée à la catégorie de norme sinon l’Eglise entretiendrait une double morale.
Donc au lieu d’appliquer aveuglément une norme, il y a lieu de tenir compte des circonstances atténuantes, de la conscience et de la miséricorde de Dieu.
A plusieurs reprises le pape souligne que la charité fraternelle est la première loi des chrétiens.

(1) Thomas d’Aquin, Sententia libri Ethicorum, VI, 6, éd., t. XLVII, p 354.

Pape François, La joie de l’amour, Editions Artège.


MOTS POUR RIRE

Après leur mort, Georges Bush, Barack Obama et Donald Trump se retrouvent devant Dieu pour être interrogés.

Dieu demande à Bush : En quoi crois-tu ?

Bush répond : Je crois en une Amérique forte, aux libertés individuelles, respectueuses de la population…etc… 

Dieu est impressionné par Bush et lui dit : Bien, viens t’asseoir sur la chaise à ma droite.

Dieu s’adresse ensuite à Obama et lui demande : Et toi, en quoi crois-tu ?

Obama répond : Je crois en la démocratie, en l’égalité entre les hommes, l’aide aux pauvres, la paix mondiale.

Là, Dieu est réellement impressionné par Obama et lui dit : Très bien, viens t’asseoir sur la chaise à ma gauche.

Ensuite Dieu s’adresse à Trump : Et toi que crois-tu ?

Trump lui répond : Je crois que tu es assis sur ma chaise !


Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort,
à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie !

Réjouissons-nous en ce jour de la Résurrection car le Christ, hier accablé de moqueries,
couronné d’épines, pendu au bois, aujourd’hui se relève du tombeau.

Réjouissons-nous car le Christ baigne de sa clarté ceux que les ténèbres de l’enfer retiennent captifs.

Réjouissons-nous en ce printemps de la vie, car une espérance jaillit parmi les victimes
des guerres, des tremblements de terre, parmi les affligés du corps et de l’âme.

Réjouissons-nous, car, par la croix, toute tristesse est abolie, et la joie inonde le monde.
Réjouissons-nous, car le Seigneur est descendu au plus profond de la terre,
est descendu au plus profond du c oeur des hommes où se tapit l’angoisse ;
Il les a visités, Il les a illuminés, et tourments, angoisse, enfer sont anéantis, engloutis
dans l’abîme d’amour ouvert au flanc percé du Seigneur.

Réjouissons-nous, car il est ressuscité le Christ, la joie éternelle.

Michel Evdokimov (prêtre orthodoxe)


Nous vous souhaitons une sainte et joyeuse fête de Pâques dans la paix du SeigneurLe Comité de rédaction,A votre service et avec nos plus vifs remerciements à Paul Spies pour la relecture et mise en page ainsi qu’au Monastère des Bénédictines de Rixensart pour l’excellent service d’impression, et tout particulièrement à Milou BonaventureCe journal est le vôtre. N’hésitez pas à envoyer vos articles à
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